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Voyage à Halifax

Thélio à l'usine de bièreNous sommes partis pour Halifax le 21 décembre et sommes arrivés sous la neige, Benjamin arrivait le soir à 23 h, 3/4 d’heure de voiture depuis le centre sous une tempête de neige pour aller le chercher. Et enfin, le câlin et le bonheur des retrouvailles tant attendues.

Sinon pour résumer, il est inutile d’aller en Nouvelle Ecosse l’hiver, tout est fermé et plus encore en cette période de Noël ou visiblement la plupart prenne leurs congés, y compris les commerçants, Hôtel et restaurant.

Notre projet initial de passer Noël à Truro dans la baie de Fundy réputée pour ses paysages marins somptueux a avorté dès la visite des sites Internet et de l’impossibilité de louer quoi que ce soit où l’on puisse dormir. Exit Truro.

Pour Cap Breton, on oublie aussi.

La réception de l’hôtel devant nos velléités répétées de vouloir sortir de la ville a fini par nous demander pourquoi on était venu à cette saison ? Du coup devant leur morgue et leur mauvaise volonté on a changé d’hôtel, passant du Cambridge au Radison qui outre le fait de proposer des chambres plus grandes à un meilleur prix avait aussi un personnel plus accueillants et serviables mais tout aussi négatifs quant aux visites possibles à cette saison.

Nous avons eu la chance d’avoir un temps clément jusqu’au dernier jour pas forcément resplendissant mais pas froid et comme nous avons passé le plus clair de notre temps dans les magasins on a pas eu à souffrir les jours de pluie, la carte bleue a même eu très chaud et le compte est même passé dans le rouge mais les enfants sont remarquablement habillés et nous équipés en prévision des grands froids Saint-Pierrais qui tardent d’ailleurs un peu puisque vous avez la chance d’avoir de la neige et pas nous.

Nos quelques tentatives de sorties se sont donc soldées par des échecs cuisants, une ballade à Peggy’s cove par un après-midi venteux où nous avons rapidement admiré sa baie rocheuse et ses maisons…. fermées même notre espoir de boire un chocolat chaud pour se réchauffer fût déçu devant les portes closes du seul restau.

Une incursion à Martock nous a permis de faire une expérience gastronomique inoubliable au KFC du coin, seul ouvert à la ronde, où nous avons piqué un fou rire inénarrable, devant tant de déveine, sous l’oeil perplexe de la serveuse qui nous a même proposés d’immortaliser cet inoubliable repas. Tout ça après deux heures de route pour ne jamais trouver la station de ski annoncée dans les guides, d’accord y’avait pas de neige mais ça faisait un but pour la journée. Martock : Piste la plus longue: 1,6 km. Dénivellation: 182 m. Remonte-pentes: 1 télésiège quadruple, 2 arbalètes, 2 fils neige. A mon avis on a regardé trop haut.

Nous sommes donc rentrés à Halifax sans oser demander où ils avaient pu cacher une station de ski et sommes allés… dans les magasins.

Heureusement à Lunenburg nous avons au moins trouvé à nous nourrir décemment en version améliorée du KFC, certes mais de qualité et ce qui ne gâtaient rien une serveuse adorable. Mais pourquoi s’obstine-t’il à faire frire même les coquilles Saint Jacques ? mystère, parce que la graisse ça tient chaud, sûrement. C’était quand même les meilleures frites que j’ai jamais mangé, c’est vrai j’en mange pas souvent, mais là, à part la cesar salad, t’as pas trop le choix c’est frit ou en friture.

Benjamin n’a pas eu droit à sa bière pourtant délicieuse vu qu’il avait oublié son passeport pour prouver qu’il avait bien 19 ans.

Ah oui, parce que déjà 90 % des restaus sont fermés mais passé 21 h tu ne peux plus, dans le peu qu’il reste, rentrer avec des enfants de moins de 19 ans parce qu’avant cet âge ils n’ont pas le droit de leur servir de l’alcool même si tu leur jures que c’est juste pour manger et que tu ne vas pas saouler tes gosses. Exit les restaus, faut bouffer avec les poules ou que le midi. Et ça c’est valable toute l’année. Alors il faut bien choisir entre les restaus qui font que restau et ceux qui passent pub après 21 h. C’est comme ça qu’on s’est fait, avec une extrême gentillesse, sortir d’un restau au demeurant fort sympathique quand le serveur nous a repéré avec nos minots. Et comme il était pas tôt s’en est suivi une longue marche en ville entre les portes closes, ceux qui ne servaient plus et les interdits au moins de 19, encore un soir où on a du finir au mac do.

Et si, en nova scottia les gens sont d’une remarquable gentillesse, souriants, accueillants et serviables que c’en est incroyable, du jamais vu, ils sont très respectueux de la loi et y’a pas de dérogation possible.

En tant que piétons tu traverses n’importe où quand tu veux, à toi quand tu es conducteur de faire la même chose au risque de te faire maudire jusqu’à la 18ème génération. Par contre, t’as pas intérêt à être dans la mauvaise file pour tourner parce que là c’est des chiens. L’ordre c’est l’ordre !

Donc, ils ont de la bière excellente, la Keith et quelques autres aux noms in-retenables et du vin blanc et rouge tout à fait acceptable mais il est tout aussi difficile de s’en procurer que d’éviter de bouffer du gras. Le seul distributeur sont les magasins NSBL aux horaires impossibles, c’est ainsi qu’on s’est retrouvé plusieurs soirs sans apéro, un comble, parce qu’on n’avait pas le coeur d’abandonner Thélio et Florian dans les chambres d’hôtel pour aller picoler avec Lionel et Benjamin dans les pubs.

Tout ça pour arriver jusqu’à Noël, où au matin du 24 et devant nos déboires, la réception de l’hôtel et le voiturier que nous arrosions de généreux pourboires, c’était un peu les seules personnes vivantes, nous ont obligeamment signalés que passé midi, c’était opération ville morte et ce jusqu’au 27.

Ah bon, parce qu’avant y’avait des gens et maintenant ça va être pire !!!

Effectivement, ça l’a été, tout, absolument tout a fermé, magasins, restaus, ravitaillement, même les conveniences ont fermé, c’est dire.

Nous avons donc été faire les courses pour 3 jours, très pratique à rentrer pour six dans le petit frigo de l’hôtel parce qu’ils poussent même le vice pour les fêtes jusqu’à fermer le restau de l’hôtel. En compensation, on avait droit comme les prisonniers à un panier matinal avec le journal (délicate attention) contenant des pommes, du café lyophilisé et un doughnut bien gras comme il se doit. J’ai pas osé piqué les paniers. Pas de service de chambre, rien, nada, faut dire que sur 130 chambres, 11 étaient occupés dont 2 par notre petite troupe, on sent que c’est pas la période d’affluence.

J’avais donc acheté de la déco, des guirlandes lumineuses et des ballons à profusion, c’est fou ce qu’on fait avec rien et du scotch et je leur ai refait la chambre d’hôtel (j’avais un peu peur avec le scotch de décoller le papier peint mais il a tenu le coup). On a fait les courses, pas trouvé de foie gras ni de saumon fumé ce qui m’a semblé être un comble pour la région mais bon on s’est débrouillé pour faire un buffet tout à fait digne, complété par un plat de sushis récupéré avant la fermeture du restau. Qu’il avait fallu négocier d’arrache pied le matin, les commandes devant être passées 48 h à l’avance, et va mettre toute ta force de conviction avec trois mots d’anglais mais pour bouffer c’est fou ce que je deviens douée, ma prof aurait été fière de moi.

Pour l’accent de toute façon, ils ont pas le même quand tu vois que pour demander du miel, donc honey prononcé honè (en gros) et que tu doives mimer l’abeille avec les bras et faire pzzzitt avec la bouche tout en révisant ton guide rapide de prononciation (c’est peut-être pour ça qu’ils ont fermé le restau de l’hôtel) et la serveuse ayant une illumination après que Pascal ait fait trois fois le tour de la table, te dis : ah ! honi, tout ça pour obtenir, bien sûr on aurait du y penser… du sirop d’érable. Bon, avec les pancakes, ça le fait !

Histoire de réserver quelques surprises on avait demandé à l’hôtesse si on pouvait disposer nos paquets au pied de l’immense sapin trônant dans le hall de l’hôtel et avec nos flûtes en plastique on est descendu chercher nos cadeaux, je crois que c’est le seul moment où on a croisé d’autres clients, je sais pas si c’est bon pour la réputation des français. Après on a fait des parties de pictionnary et on a ri aux larmes.

L’avantage c’est que tu peux paresser au lit le matin sans avoir l’impression de rater quelque chose, ni le petit déjeuner qui est toujours trop tôt surtout pour Flo et Ben, ni un musée, ni rien puisqu’il n’y avait rien à faire. L’après-midi on allait se faire une ballade en ville et on a attendu le boxing day sales du 27. Malgré, que ce soit un dimanche tout a ré-ouvert alors on est retourné dans les magasins et on a encore trouvé des choses à acheter. On a aussi fait des bowlorama, sorte de bowling mais avec des boules de la taille d’une boule de pétanque, Pascal a encore gagné.

Le 26 on a remis Lionel dans l’avion, ça nous a fait une sacré sortie, 45 mn pour l’aller, pareil pour le retour. Et le 30 Benjamin le matin et nous l’après-midi, grosse journée. On arrivait à 23 h et les gentils collègues de Pascal avaient eu l’idée géniale de garer notre voiture juste devant la porte de l’aéroport, ce qui était top vu qu’il y avait un petit grésil et un fort vent à notre descente de l’avion, encombré qu’on était de nos cinq sacs, faut dire que les affaires d’hiver ça prend plus de place qu’une mini robe et des tongs, cqfd. Dans les armoires aussi d’ailleurs !

Voilà, d’un point de vue touristique ça va pas laisser beaucoup de traces, mais qu’est-ce qu’on a rit et que c’était bon d’être ensemble.

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