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Neige à Saint-Pierre

L’hiver rigoureux tant attendu n’arrive toujours pas. Il est surtout attendu par nous, les petits nouveaux, pas tellement par les locaux et les anciens qui après plusieurs hivers à pelleter de la neige n’en redemande pas spécialement.

Pourtant, les gens du cru nous le font miroiter tous les quinze jours, vous allez voir à Noël, vous allez voir mi-janvier, ah ! les tempêtes de février, tu te réveilles : t’as un mètre de neige devant ta porte. Ils ont tous des histoires de congères monstrueuses où leur voiture s’est abimée quasi toute entière, des souvenirs de montagne de neige jusqu’au premier étage, du poudrin tellement fort que tu peux même pas avancer à part à reculons, donc tu recules, c’est long, pas pratique et tu risques de t’enterrer dans une congère.

Et nous, rien nada, le mythe !!!

Bon, on a bien eu quelques flocons la semaine dernière, c’est tombé presque tous les jours, les routes ont blanchi, une petite congère s’est formée devant la porte et le garage.

On a pu faire un peu de luge sur la colline derrière la maison, moitié sur l’herbe, moitié sur la neige. Pascal a d’ailleurs pris une pelle monumentale et s’est ramassé sur l’épaule en testant le skate de Thélio, il est rentré tout pâle et défait, rudement secoué.

Comme il y avait pas mal de vent, les flocons légers et fins étaient balayés au fur et à mesure, rien de spectaculaire.

La température est tombée jusqu’à – 11 en ressenti, parce qu’ici on a un comptage spécial ou tu prends la température de l’air que tu additionnes à la force du vent et tu obtiens la température par effet éolien ou ressentie.

Là, il est vrai qu’il vaut mieux avoir fermé son manteau, mis ses gants et son écharpe avant de sortir… sinon les objets mal arrimés peuvent s’envoler, tu te bats un bon moment avec les pans du manteau avant d’arrimer les deux bouts de la fermeture et t’as perdu tes gants, en général un seul d’ailleurs et l’écharpe ou le foulard mal entortillé vient te fouetter la tronche sans te protéger du froid.

Si tu tentes de mettre les gants avant, impossible d’attacher le manteau, tu maintiens tant bien que mal sur ta poitrine avant de te jeter dans la voiture mais là tu te rappelles qu’il faut au moins une main libre pour maintenir la portière avant qu’elle ne se rabatte violemment (cf un vieux mail où j’en cause les jours de pluie). sur un de tes abattis.

Dans la voiture, il règne un froid glacial, on avait demandé pour faire installer un démarreur à télécommande mais le garage nous demandait vraiment trop cher. Donc on se les gèle, voir même on s’assoit sur un tas de neige, ça c’est quand Thélio a joué avec le toit ouvrant et qu’il a oublié de le refermer. Tu ouvres la portière et tu déblayes la neige amoncelée sur les sièges avant en râlant ferme et tu te les gèles, et il te faut quatre bras pour sortir la neige, tenir la portière et s’il t’en reste un de libre tu gifles l’inconséquent. Cela a au moins le mérite de faire rire les voisins. Ils apprécient particulièrement le balayage  du pare-brise, dix centimètres de belle poudreuse accumulée dans la nuit qui s’envole au premier coup de la balayette que nous ont offerts nos prévenants voisins, comme le vent arrive par rafale, deux secondes d’inattention et tu te rends compte que t’es du mauvais côté de la voiture quand t’as de la neige jusque dans les trous de nez.

Pareil pour les chaussures, ne pas se tromper, tu apprends à l’usage plusieurs choses, premièrement les routes sont déneigées quotidiennement mais la pelleteuse balance tout sur les bas côtés donc tu te gares tant bien que mal sur le tas de neige et quand tu sors pas moyen de faire autrement que de prendre un bain de pied et si t’as pas choisi les bottes, t’en as jusque dans les chaussettes. Ou alors faut te garer côté passager mais tout le monde fait pareil et les places en ville se réduisent considérablement. Ne pas croire non plus que des boots à talon vont accrocher dans la neige parce que le talon va s’y planter, non, non, ça ne marche pas, ça s’est gadin assuré, t’as à peine sorti le premier pied de la voiture que t’es déjà à terre et si tu t’es encore planté dans le calcul du sens du vent, tu vois la portière arriver à la vitesse dudit.

Sinon j’aime bien la conduite sur route enneigée qui donne lieu à quelques glissades intempestives de droite et de gauche, un petit coup d’accélérateur et tu repars dans l’autre sens. C’est moins drôle en descente surtout s’il y a une voiture en face et que ta voiture a choisi le mauvais côté de la route (on fait pas toujours ce qu’on veut), quand c’est la déneigeuse qui monte en face, tu flippes un peu !

L’arrêt au stop est plus qu’aléatoire, anticiper le dérapage jusqu’à l’arrêt complet du véhicule s’avère nécessaire mais pas toujours réussi.

Le pire étant bien sûr les sorties d’école avec tous les mômes au milieu (pour eux aussi les bas côtés sont glissants ou impraticables parce que ça fait une semaine que la déneigeuse accumule la neige et sans raquette tu passes pas). Là, j’aime pas et tu serres les fesses et pas trop les freins pour garder une trajectoire correcte.

Demain, la météo annonces des pluies verglaçantes, je ne suis pas sûre que ça m’amuse autant que la neige.

Je vous raconterai ça !!

Catégories :Humeur, humour
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