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Matin gelé

Aujourd’hui, après un hiver inexistant où la métropole a eu un enneigement bien plus important que SPM, nous faisons l’expérience des rigueurs du climat.

Tempête avec bruine verglaçante, le vent ne souffle qu’à 80 kmh et on échappe de peu à la pluie verglaçante, avec seulement une bruine, mais qui gèle bien, merci.

Enfin quand je dis : nous, c’est équipe restreinte, puisque 25 % de la famille est en métropole à picoler et à bouffer. L’avantage, c’est que, lorsqu’il trinque à ma santé avec les copains cela préserve mon foie. Et puis, il n’a pas échappé à une tourista après tout pour nous la France, ça devient l’exotisme et son climat une nouveauté, qui a rendu malade mon chéri, est-ce que j’ai dit : bien fait ? Personne n’a entendu.

Donc, cette nuit, le vent s’est levé pour venir frapper à nos portes et à nos fenêtres, les accalmies succédant aux bourrasques et aux giclées de glace s’abattant contre les carreaux. Au matin, déjà épuisée, par le vacarme de la nuit, ton oeil glauque a du mal à s’émerveiller devant le centimètre de glace qu’il te faudra gratter, un, avant d’atteindre la poignée de la porte de la voiture (ça c’est pour démarrer le moteur, c’est là que tu regrettes les 500 euros non investis dans le démarrage à distance), deux, sur toutes les vitres de la voiture si tu veux espérer y voir quelque chose.

Dans le feu de l’action, j’ai oublié de prendre des photos, et la météo prévoit une amélioration pour cette nuit, dommage !

C’est d’autant moins facile de gratter, que par terre il y a la même couche de glace et que c’est en patinant qu’il te faut faire le tour de la voiture.

Avec un vent pareil, j’ai bien calculé mon coup avant de balancer rageusement le seau d’eau chaude me permettant d’attaquer plus allègrement la maudite couche et jeté un oeil pour vérifier la présence ou non de voisins goguenards. J’aurais aussi bien pu me le jeter à la tête, vu que le temps de dégager les vitres, j’étais, et, frigorifiée, et, trempée de la tête aux pieds.

Les nombreux allers-retours (Marie au-secours, j’ai oublié la règle des pluriels sur les noms composés, tant pis, je mets deux « s », ça enrichit l’aller-retour, mais je ne suis sûre de rien) effectués aujourd’hui sont encore allongés par le temps passé à enfiler, tour de cou, cache oreilles, veste de dessous, manteau, bottes et gants.

Je crois n’avoir rien oublié, ceci dit une fois dehors, tu es sûre d’avoir omis une couche, parce que si le thermomètre n’annonce que 0°, si je me reporte au tableau aimanté sur mon frigo, avec des vents à 60 kmh, la température ressentie (je l’ai recasée, celle-là) est de -20° et en deçà de 60 kmh, il est annoncé : peu dangereux, si les personnes sont couvertes en conséquence.

J’ai pris les photos très rapidement, accompagnée des chiens que j’ai dû forcer à sortir, Simba ayant fait un petit tour d’honneur et refilé aussitôt sur sa couverture et Guismo s’étant planqué derrière l’étagère pensant être devenu aussi transparent que le givre.

C’est le jour que j’avais choisi pour faire la tournée des factures à payer. J’ai donc lutté plusieurs fois contre l’arrachage de portière, souri aux pancartes des magasins « merci de fermer la porte », qui pourrait avoir l’idée de la laisser ouverte ? Ceci dit, l’opération était parfois délicate et, monsieur le vent bien décidé a remporté certaines batailles. Il m’a fallu apprendre, à marcher contre le vent en espérant que mes deux joues et mon nez n’allaient pas tomber, à regarder où poser les pieds et, suite à une mauvaise expérience au sortir de la sécurité sociale, bâtiment situé face à la mer, où les bourrasques peuvent être particulièrement violentes, j’ai pu constaté que :

1. le vent pouvait être suffisamment mesquin pour emporter ta jambe avant de l’avoir reposée à terre (ça je le savais déjà).

2. sur une jambe, posée sur de la glace, 50 kg étaient insuffisants pour maintenir l’ensemble debout.

3. la glissade sur un pied que je tentais de réaliser sur patins, étaient à ma portée avec un peu de vent et sans patins, facile.

4. la comparaison : « le sol était dur comme de la glace » n’était pas une métaphore mais une simple réalité tangible.

Sinon, dans les officines, c’était papotage et pause café, ainsi chez EDF, sur l’accueil trônait une pancarte engageant le visiteur à se rendre à l’étage, à l’odeur de café, tu ne pouvais pas te tromper sur l’occupation des employés. Chez Total, c’est eux qui fournissent le fuel et l’essence (mais pas le café), pareil, bureau désert et regroupement dans l’arrière salle. Chez France Télécom, on tenait salon dans le hall, enfin pas tout le personnel, on sent ici que comme à l’hôpital, l’accueil réservé aux clients ou aux patients, préfigure de l’ambiance de m… régnant entre les employés, et j’ai peur que le dégel ne leur rendent pas le sourire.

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